L’île d’Aix, l’île Madame, îles jardins

Soit deux îles encloses par le même océan, deux îles jardins îles paradis où l’on s’attache à cultiver et partager le meilleur. [1]

20 minutes de traversée sur le Pierre Loti ou l’Île d’Aix II et l’on débarque ailleurs !

C’est à pied ou à bicyclette que se découvre le petit croissant de terre de l’île d’Aix d’à peine 129 hectares où vivent 252 habitants. Dans le bourg : deux musées nationaux, le Musée Napoléon (la maison de l’Empereur) et le Musée africain créés à la fin des années 1920 par la richissime collectionneuse d’art Eva Gebhard et son époux le Baron Napoléon Gourgaud également explorateur, ethnologue, cinéaste et bienfaiteur de l’île d’Aix.

L’île Madame est reliée au continent (commune de Port-des-Barques) quelques heures par jour par un tombolo appelé la Passe aux bœufs. On n’y accède qu’à marée basse. L’écomusée de Port-des-Barques organise toute l’année des explorations botanique, faunistique et géologique de l’île.

Bordée par 6 kilomètres de côtes, 50 hectares de terre de l’île Madame est une exploitation agricole et aquacole biologique. On y déguste les produits de la ferme à l’auberge familiale.

Forteresses avancées de la Corderie royale de Rochefort sous Colbert et Napoléon pour protéger l’embouchure de la Charente ces deux terres rares sont aujourd’hui protégées pacifiquement par le Conservatoire du Littoral et classées « Sites naturels remarquables ».

Connaître davantage sur les îles de l’archipel charentais.


[1] L’île d’Aix et l’île Madame font parti de l’archipel charentais : « … un archipel situé entre moins de cent mètres pour la plus proche des cinq îles et six kilomètres pour la plus éloignée du littoral du département de la Charente-Maritime. Si cette appellation d’« archipel charentais » est assez peu employée, il n’en reste pas moins que les cinq îles charentaises et les quelques rochers et îlots qui s’intercalent dans la mer des Pertuis répondent bien à la définition géographique d’un archipel (selon la définition de l’Académie française, un archipel correspond à une Étendue de mer parsemée, entrecoupée, d’îles et selon le Littré, ce terme géographique signifie une Étendue de mer parsemée de groupes d’îles)… Le littoral charentais est composé d’un ensemble insulaire de cinq îles qui forment l’archipel charentais que Louis Desgraves décrit de la façon suivante : « le pertuis de Maumusson, le pertuis d’Antioche et le pertuis breton délimitent l’archipel charentais formé par les îles d’Aix, Madame, Ré et Oléron » dont les deux plus grandes sont séparées entre elles par des détroits qui sont nommés localement « pertuis » isolant de véritables petites mers intérieures. » 
– Extrait de Wikipedia. 

Les partenaires

Direction Régionale des Affaires Culturelle Nouvelle-Aquitaine, Conseil Régional  Nouvelle-Aquitaine, Commune de Port-des-Barques-Île Madame, Commune de l’Île d’Aix,  Communauté d’Agglomération Rochefort-Océan, Conseil Départemental de Charente-Maritime, DREAL Nouvelle-Aquitaine  Projet Grand Site Estuaire de la Charente, Centre Intermondes de La Rochelle, Conseil des Arts et des Lettres du Québec, Conseil des Arts du Canada, Association Les Lasses Marennaises, Rullier Bois, ENSA-Limoges et les chercheurs du LIENSs-Université de La Rochelle-CNRS.

L’association CIEL

Coordination / Administration îles jardins îles paradis

L’association CIEL (Culture, Îles, Estuaire, Littoral) voit le jour en décembre 2017 à Rochefort-sur-Mer. Comme son acronyme l’indique elle a pour objectif la valorisation du patrimoine naturel et culturel des îles d’Aix, Madame, de l’estuaire de la Charente et du littoral Atlantique par une approche artistique et paysagère des sites par les artistes invités.

Elle est présidée par Bruno Toison, longtemps Délégué de rivages Centre-Atlantique au Conservatoire du Littoral. 

Jean-Pierre Angibaud, vice-président de l’association CIEL est un homme de théâtre et marin.

Contact : brunotoison@gmail.com / jean-pierre.angibaud@orange.fr

Patrick Beaulieu

Patrick Beaulieu est artiste transdisciplinaire. Intrinsèquement liés à la question de la mobilité, ses projets établissent un rapport aux territoires, en abordant de façon empirique la question des frontières géographiques et sociales, mais aussi celles entre la réalité et la fiction. Intéressé par le voyage et son récit, il s’attarde à certains phénomènes insaisissables qui nous entourent (migratoires, météorologiques, spirituels…), et aux forces qui agissent en ceux-ci.

Depuis une quinzaine d’années, le travail de Patrick Beaulieu s’est forgé lors d’excursions performatives à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie, au cours desquelles il piste les signes d’une géographie secrète, où les divisions politiques s’estompent à la lumière des révélations poétiques. Faisant appel à la collaboration d’auteurs, géographes et philosophes, il terminait en 2013 la trilogie d’odyssées transfrontières «VVV» qui consistait à suivre, par voie de terre, la trajectoire aérienne de la migration annuelle des papillons monarques (Vecteur Monarque, 2007), à poursuivre durant 25 jours les vents d’Amérique dans une sorte de navigation continentale (Ventury, 2010) et à s’abandonner au destin et à la chance sur les chemins du hasard (Vegas, 2012). À l’été 2014, il se lançait dans une lente dérive continentale de 25 jours en kayak, sillonnant les méandres qui le menèrent de la source d’une rivière au sud du Québec, jusqu’à l’océan Atlantique à l’embouchure du fleuve Hudson à New-York (Méandre). À l’été 2017 et 2018, il réalisait le projet EL PERDIDO, un vaste parcours transaméricain à la recherche de lieux qui n’existent pas. − Point de départ : Lost City, Oklahoma.

Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives notamment aux États-Unis, au Mexique, en Belgique, en Irlande, en Corée du Sud à Singapour et au Canada. Il inscrit son travail dans l’espace public autant sous la forme d’interventions performatives et relationnelles, que sous la forme d’œuvres permanentes intégrées à l’architecture et à l’environnement.  

Patrick Beaulieu est né en 1974 à Drummondville au Québec. Il vit et réside au Lac Leclerc aux abords du Parc National du Mont Orford au Québec. Il est co-auteur avec Daniel Canty de l’ouvrage VVV – trois odyssées transfrontières (Éditions du Passage).  Il est représenté par la Galerie Art Mûr (Montréal / Berlin).

patrickbeaulieu.ca

Gilles Clément

Jardinier, paysagiste, entomologiste, écrivain, théoricien et praticien du jardin, Gilles Clément nous introduit au cœur d’une pensée visionnaire fondée sur une écologie humaniste expérimentée dès 1977 à La Vallée, son jardin dans la Creuse.  Une pensée axée sur des principes essentiels pour comprendre le vivant : « faire le plus possible avec la nature, le moins possible contre », « ne plus se placer au-dessus de la nature, mais dedans et avec », « observer avant d’agir ».

Plus de 80 jardins créés depuis 1972 dans le monde et de nombreux ouvrages de Gilles Clément permettent d’approcher les fondements de l’action du jardinier-paysagiste-entomologue-botaniste-écrivain et le rôle déterminant qui revient à chacun sur le territoire fini du Jardin Planétaire en ce début de siècle où le peuple de la Terre joue son avenir.

Son activité de créateur de jardins et ses voyages ont nourri des trois axes majeurs de recherche : Le Jardin en Mouvement, le Jardin Planétaire, le Tiers-paysage.

Pour Gilles Clément « le Jardinier d’aujourd’hui c’est l’ensemble des habitants de la planète. La population humaine est responsable dans son ensemble du jardin planétaire ». 

Gilles Clément est né en 1943 à Argenton-sur-Creuse (Indre). Il réside à La Vallée dans la Creuse et à Paris. Il a longuement enseigné à l’École Nationale Supérieure du Paysage à Versailles (ENSP) et occupé la chaire de Création au Collège de France en 2011. Auteur de nombreux ouvrages : Une écologie humaniste, Editions Aubanel ; Thomas et le Voyageur, Editions Albin Michel ; Manifeste du Tiers-paysage, Editions Sens & Tonka ; Traité succinct de l’art involontaire, Sens &Tonka ; Le Grand B.A.L, Editions Actes Sud.

gillesclement.com

THÉRÈSE RAUTUREAU

Professeure d’arts appliqués à la retraite, résidente quasi permanente sur l’île, Thérèse Rautureau se passionne pour les plantes de l’île d’Aix, les observe et prend plaisir à les dessiner, à les peindre.

Comment ces plantes de bord de mer, peuvent-elles pousser dans des sols ingrats, salés et pauvres en eau douce?

Dans ce premier ensemble de vingt-et-un dessins jamais exposés mais remarqué par Gilles Clément et Véronique Mure, Thérèse Rautureau partage son admiration et sa fascination pour ce monde végétal merveilleux, avec les visiteurs qui parfois le foulent, sans prendre le temps de le voir, de le comprendre et de l’apprécier. Elle vit sur l’île d’Aix.

Thérèse et Michel Rautureau sont les auteurs d’un jeu des 7 familles sur les plantes de l’estran des îles (Aix, Madame, Oléron, Ré).

VÉRONIQUE MURE

Botaniste et ingénieure en agronomie tropicale, Véronique Mure défend la place au vivant, en particulier végétal, dans les jardins et les paysages. C’est une conviction qu’elle aime partager et transmettre, qui l’a amené à publier plusieurs ouvrages et à enseigner la botanique à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles–Marseille. Elle vit à Nîmes.

Lire l’article de Véronique Mure Mettre au jour l’invisible.

OLIVIER BOÉ

Photographe et documentaliste au CAUE de Charente Maritime. Observateur de l’environnement bâti et végétal – de l’argentique au numérique, il retranscrit les liens entre les actions des hommes et de leurs habitats, faisant de ses captations des images du temps.